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Lumière sur… Les débarcadères

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Au début du siècle dernier, la Presqu’île, en particulier les villages du sud, est difficilement accessible par voie terrestre. Les liaisons maritimes sont les principaux moyens de transport pour les habitants.

Pour permettre à ces bateaux à vapeur d’accoster, des débarcadères sont construits le long de la côte noroît. En 1930, on compte 5 débarcadères : Grand Piquey, Le Canon, La Villa Algérienne à L’Herbe, L’Escourre du Bocque ou Bélisaire au Cap Ferret, Lavergne à la Pointe du Cap Ferret.

Les débarcadères, essentiels à la vie des villages

Les cinq débarcadères sont à l’origine construits sur une initiative privée, et non publique. Celui de la Villa Algérienne appartient à Léon Lesca, celui de la Pointe du Cap Ferret est l’œuvre d’une société de transport qui y fait accoster ses bateaux.

Ils sont édifiés à des endroits stratégiques, des points de passage importants, par exemple à proximité immédiate d’hôtels ou de restaurants, comme l’Hôtel Chantecler à Grand Piquey. Pour les propriétaires de ces établissements, le flux des voyageurs débarqués des vapeurs venant d’Arcachon représente une manne financière, surtout durant la saison estivale. Au débarcadère Bélisaire, les excursionnistes venus passer la journée à la plage n’ont que quelques mètres à parcourir pour se désaltérer ou déjeuner avant d’emprunter les tramways pour se rendre à l’océan. Le même rituel se répète au retour en fin de journée.

Cap Ferret – Le restaurant Bélisaire à la sortie du débarcadère (fonds François Bisch, Archives municipales de Lège-Cap Ferret)

En l’absence de route, les débarcadères assurent la liaison entre les villages et entre la côte noroît et Arcachon. Ils permettent le transport des marchandises et des personnes. Pour se rendre à ses cours de catéchisme à la chapelle de la Villa Algérienne, Germaine Lescarret Lacrampe prend dans son enfance Le Courrier du Cap au débarcadère de Bélisaire pour rejoindre celui de la Villa Algérienne.(1)

Au débarcadère, les habitants attendent tous avec impatience l’arrivée du bateau qui leur apportent provisions, courrier, amis et visiteurs. Le facteur du Cap Ferret, Monsieur Bourseguin, revient à bord du Courrier du Cap au débarcadère de Bélisaire, après avoir récupéré le courrier à Arcachon :

« L’arrivée de ce bateau au Cap Ferret à 11 heures était une grande distraction, surtout en été. La distribution d’une partie du courrier avait lieu sous un arbre (qui n’existe plus, et c’est dommage) sur des bancs, devant la villa Beau-Rivage près du débarcadère. » (2)

Dans ses mémoires, publiées en 1979, Germaine Lescarret-Lacrampe évoque ses souvenirs de promenades estivales à ce débarcadère :

« L’été, la promenade sur ce débarcadère est une attraction, tout d’abord par le splendide panorama que l’on y découvre, ensuite par le va-et-vient des estivants, et des pêcheurs à la ligne, grands et petits, qui l’occupent sur une bonne partie de sa longueur. » (3)

Enfant, les distractions ne sont pas nombreuses sur la Presqu’île, aussi la promenade dominicale jusqu’au débarcadère Lavergne, situé à la Pointe du Cap Ferret, est une source de divertissement bienvenue :

« Arrivés au but de notre promenade, nous nous asseyions à l’ombre du débarcadère pour voir passer, non pas les trains, mais bien les bateaux à moteurs, à voiles et surtout La Ville de Rochefort, important courrier qui assurait le service des passagers La Pointe-Arcachon, et faisait également quelques promenades en mer. Avec son sifflet un peu spécial, son orchestre et le folklore de ses musiciens en blanc, ceinture et pompon rouge sur leur béret, il n’en fallait pas davantage pour intéresser les enfants de notre âge, un peu perdus dans leur presqu’île. » (4)

Un débarcadère est aussi l’occasion de voir débarquer les nouvelles mœurs du « continent », comme le constate l’écrivain Guy de Pierrefeux en villégiature à Grand Piquey à l’été 1931 :

« J’ai assisté ces jours-ci à un de ces déballages de chairs humaines au petit débarcadère de Piquey (car si Moulleau n’a pas son débarcadère, Piquey a le sien).
Dix jeunes femmes ou jeunes filles étaient devant nous, dans un costume qui n’en était pas un. Des marins et deux louches Levantins venus pour nous vendre des tapis de Smyrne fabriqués à Paris contemplaient gloutonnement ce que les femmes d’autrefois ne découvraient que devant leur mari, leur amant ou à tous les deux, à tour de rôle. […]
Un prêtre qui passe me dit : « Le pyjama qui est ridicule en dehors du cabinet de toilette ou dans l’intimité de l’alcôve, est plus chaste que les maillots que nous voyons. Les évêques de la province du Nord qui viennent d’entrer en campagne contre les maillots de bain en dehors du bain, vont être amenés à tolérer le pyjama, voire même à le recommander à leurs ouailles. »
Entre deux maux, il faut choisir le moindre. » (5)

(1) Germaine Lescarret-Lacrampe, Cap Ferret, ma presqu’île, page 64.
(2) Idem, page 78.
(3) Idem, page 70.
(4) Idem, page 74.
(5) L’Avenir d’Arcachon, 16 août 1931.

Le débarcadère de Grand Piquey

Le premier débarcadère est construit en bois en 1902. A sa sortie, les voyageurs y découvrent deux hôtels-restaurants, l’hôtel Chantecler et l’hôtel-restaurant de la Côte d’Argent. Un débarcadère en béton le remplace vers 1924-1925. Plus tard, il accueille sur son ponton la cabane blanche de la Société de Voile du Noroît (SVN) avec tous les accessoires pour les régates.

Grand Piquey – Le débarcadère, le Courrier du Cap, les hôtels Chantecler et Bellevue (fonds François Bisch, Archives municipales de Lège-Cap Ferret)

Le débarcadère du Canon

En 1909, M. Cazeaux, administrateur délégué de la Société Anonyme du Cap Ferret, fait une première demande pour obtenir l’autorisation d’édifier un débarcadère à l’anse du Canon. Une enquête est ouverte à la mairie de La Teste du 3 au 17 novembre. (6)

Ce n’est que vingt ans plus tard, en 1928, que la Société Anonyme du Cap Ferret fait ériger un débarcadère grâce à la souscription des habitants. Le débarcadère ne reçoit aucune aide publique : en février 1929, le maire de La Teste refuse d’accorder la subvention de 10 000 francs demandée par Georges Lesca, administrateur délégué de la société.

Un chroniqueur anonyme en fait une description très précise dans ses Mémoires :

« Une passerelle métallique de 51 mètres de longueur et de 1 mètre 50 de largeur dont le tablier est en béton munie de parapets de 90 centimètres de hauteur formés de croisillons en fer est soutenue par six piliers ronds accouplés d’environ 40 centimètres de diamètre en béton sauf les deux les plus rapprochés du débarcadère qui, comme lui, sont en fer. Ce dernier, de construction plus récente, est relié à la côte par la passerelle avec laquelle il forme un tout. Son plancher supérieur seul est en bois. La seconde plate-forme en fer au-dessous de la première qui a les mêmes dimensions est reliée par un escalier également métallique. » (7)

En dépit de travaux de réfection en 1947, le débarcadère, dont la passerelle est rongée par la rouille, devient trop vétuste. Un arrêté préfectoral du 16 février 1950 en interdit l’accès. L’ouvrage est entièrement démoli et reconstruit en 1954-1955 par la Société d’Entreprises du Bassin d’Arcachon (SEBA). Cette nouvelle jetée

« est composée d’appuis en béton armé intercalés entre les appuis de l’ancienne passerelle. L’ouvrage qui comporte 12 travées de 4,30 de portée possède un tablier formé par 2 poutres béton armé reposant directement sur les chevêtres coiffant les pieux. La jetée d’une longueur de 51.60 m se termine par une plate-forme servant de débarcadère. 2 escaliers en béton armé permettant l’accès à la passerelle et un garde-corps ceinture l’ensemble de l’ouvrage. » (8)

Le Canon – La jetée et le village ostréicole (fonds François Bisch, Archives municipales de Lège-Cap Ferret)

Sa dernière reconstruction date de 2006. Le débarcadère présente alors des dégradations très importantes : les poteaux sont fracturés, l’escalier est fissuré, les lisses des garde-corps sont détériorées.

(6) L’Avenir d’Arcachon, 31 octobre 1909.
(7) cité dans Baumann, La côte noroît, éditions Equinoxe, p.93.
(8) Délibérations du Conseil Municipal de Lège-Cap Ferret, 31 mai 2006.

Le débarcadère de la Villa Algérienne

Comme la Villa Algérienne et sa chapelle, le débarcadère au village de L’Herbe est l’œuvre de Léon Lesca. La première passerelle est tout en bois : un plancher garni de main courantes à hauteur d’appui repose sur des poutrelles reliant de gros pins plantés en terre. Rapidement remplacé par une construction en béton, le nouveau débarcadère comporte une plateforme à sa partie supérieure et un escalier donnant accès à un second poste de débarquement placé en-dessous, permettant aux navires d’accoster à marée basse. Il est détruit en 1966, en même temps que la Villa Algérienne.

L’Herbe – La chapelle et le débarcadère de la Villa Algérienne (fonds Luc Dupuyoo, Archives municipales de Lège-Cap Ferret)

Dans les années 2000, dans la continuité des projets d’ensemble de reconstruction ou de réhabilitation des jetées de Bélisaire, du Canon et de Piquey, le conseil municipal envisage la construction d’une nouvelle jetée au village de L’Herbe. L’objectif est double :

« … continuer l’amélioration de l’accès au plan d’eau et se mettre en conformité avec la réglementation, puisque sera annexée à la jetée une station de pompage permettant de répondre aux besoins des plaisanciers obligés, dès 2009, à récupérer les eaux noires, grises et de fond de cale. Le village de l’Herbe présente des atouts certains pour ce genre d’ouvrage. L’accès au bassin peut se faire à tout moment quelle que soit la marée. Plaisanciers et professionnels de la mer verront leur temps d’attente diminué. L’installation de la station de pompage ne présente pas de difficulté technique à cet endroit. Il est ainsi rendu au village de l’Herbe une partie de son histoire puisqu’il existait, dans le secteur de l’actuelle villa algérienne, une jetée en bois, construite au XIXème siècle […] La conception de l’ouvrage devra tenir compte de ce passé et allier modernité et rappel de l’ancienne jetée. » (9)

L’étude de faisabilité propose un ouvrage de 146 mètres de long et de 2,40 mètres de large, avec un belvédère au centre et un débarcadère relié à deux pontons flottants par des passerelles. Le projet n’a pas abouti.

(9) Délibération du Conseil Municipal de Lège-Cap Ferret, 30 octobre 2008.

Le débarcadère du Bocque ou de Bélisaire, Cap Ferret

A l’escourre du Bocque, un premier débarcadère en bois est construit par autorisation préfectorale du 25 juin 1877. Il appartient à un gabarier bordelais du nom de Saujeon, propriétaire d’une auberge juste à côté. Une tempête à l’automne 1882 endommage sérieusement le débarcadère qui perd la moitié de sa longueur. (10)

L’établissement devient ensuite le restaurant Bélisaire de Barthélémy Daney vers 1885. Le débarcadère est alors connu sous ce même surnom. C’est là qu’accostent les bateaux Le Courrier du Cap et le Ville d’Arcachon. En 1911, un deuxième débarcadère en fer est construit au même emplacement que l’ancien. Les pieux en bois sont remplacés par du béton et un tablier métallique est installé.

« Le débarcadère Bélisaire […] était construit sur des pieux en ciment avec côtés en fer. Toute sa longueur avait été recouverte de planches en bois, remplacées plus tard par des planches en ciment.
Au bout de cette longue passerelle était attaché un ponton en bois, auprès duquel accostaient les bateaux qui assuraient le service entre Cap Ferret et Arcachon, ainsi que les bateaux de plaisance. Un escalier de côté servait aussi à l’embarquement et au débarquement des passagers des petites embarcations. » (11)

En 1935, les frères Daney veulent restreindre l’accès de leur débarcadère à leurs seuls bateaux. Les nombreux navires « accostent dans le désordre et sans tenir compte des avis donnés et des règlements imposés ». De plus, les baigneurs et passagers encombrent la passerelle. Les propriétaires refusent d’être tenus pour responsables des accidents qui pourraient s’y produisent. Une enquête est ordonnée les 19, 20 et 21 avril 1936. Le commissaire-enquêteur reçoit des centaines de courriers de protestations de la part des bateliers et des usagers : « 183 protestations individuelles imprimées et signées, 5 protestations ayant fait l’objet de lettres explicatives, 1 protestation du Syndicat d’Initiative du Cap Ferret ». (12) Le conseil municipal décide de s’opposer au projet pour le bien de l’intérêt public. Les ingénieurs estiment que le débarcadère doit rester public et d’envisager l’octroi d’une aide financière des communes de la Teste et d’Arcachon et du département pour l’entretien de l’ouvrage, ou d’envisager son rachat. Les deux municipalités sont défavorables à toute subvention et au rachat. Le maire d’Arcachon préconise cependant le rétablissement d’une taxe de péage au bénéfice des concessionnaires. Le Conseil Général de la Gironde vote une subvention annuelle de 1000 francs et demande la même somme aux deux communes. (13)

En 1954, les voyageurs doivent s’acquitter d’une taxe de péage de la compagnie Citram de 5 francs. La commune de La Teste acquiert le débarcadère de Bélisaire auprès de cette compagnie dans les années 1950.

Construit en 1972, le débarcadère actuel se trouve quelques mètres plus au nord que l’ancien, dans le prolongement de l’avenue de l’Océan. On y retrouve toujours des restaurants et la ligne du petit train. Il est réhabilité en 2007.

Cap Ferret – Arrivée du Courrier du Cap au débarcadère Bélisaire, années 1950 (fonds François Bisch, Archives municipales de Lège-Cap Ferret)
Cette carte postale permet de bien situer la position de l’ancien débarcadère Bélisaire, en face du restaurant du même nom, à gauche de la villa Beau Rivage. Le débarcadère actuel est situé quelques mètres plus à droite de Beau Rivage, devenu le restaurant Pinasse Café.

(10) Bulletin de la Société de géographie commerciale de Bordeaux, 20 novembre 1882, page 556.
(11) Germaine Lescarret-Lacrampe, Cap Ferret, ma presqu’île, pages 69-70.
(12) Délibération du Conseil Municipal de La Teste du 13 juin 1936.
(13) Rapports et délibérations du Conseil Général de la Gironde, 17 novembre 1936.

Le débarcadère Lavergne ou de La Pointe, Cap Ferret

Ce débarcadère est construit par la Société rochefortaise de remorquage et transport pour son bateau La Ville de Rochefort. En 1884, M. Lavergne s’établit à la Pointe du Cap Ferret où il tient un restaurant à la sortie du débarcadère. En mars 1909, le débarcadère est cédé à la Société Foncière des Habitants du Cap Ferret (44ha), qui le passe à son tour à l’armateur du bateau La Berceuse.

Cap Ferret – Arrivée de la Ville de Rochefort au débarcadère Lavergne (fonds François Bisch, Archives municipales de Lège-Cap Ferret)

De nombreux incidents ont émaillé son histoire. En août 1891, la plate-forme du débarcadère s’effondre sous le poids combiné de briquettes entreposées là et de la vingtaine de badauds venus observer des pêcheurs. Les témoins de ce sinistre portent secours aux victimes tombées à l’eau. Aucun blessé grave n’est heureusement à déplorer. (14) En 1922, toujours au mois d’août, un incident similaire se produit. Alors que les vapeurs La Vigilante et Le Cap Ferret s’amarrent au débarcadère, près de deux cents personnes se précipitent pour embarquer. Une partie du tablier du ponton s’incline et envoie les voyageurs à l’eau. Plusieurs personnes sont gravement blessées par la chute des pièces de bois. (15)

Malgré les réparations effectuées en 1927, le débarcadère de la Pointe ne cesse de se dégrader. Sa première travée est supprimée en raison du danger qu’il présente à la circulation. Il est finalement emporté en 1936. Trop exposé et trop coûteux, il n’est pas remplacé.

(14) Arcachon-saison, 14 août 1891.
(15) La Petite Gironde, 15 août 1922.

 

Retrouvez la collection de cartes postales de François Bisch sur son site Internet : https://www.ferretdavant.com/index.php

 

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Sources et références

Les Archives municipales de Lège-Cap Ferret 

  • Délibérations du Conseil Municipal de Lège
  • Germaine Lescarret-Lacrampe, Cap Ferret, ma presqu’île, éditions La Pensée Universelle, 1979
  • Max Baumann, La côte noroît, collection Le Temps retrouvé, éditions Equinoxe, 1999
  • Fonds François Bisch
  • Fonds Luc Dupuyoo

Les Archives municipales de La Teste de Buch

  • Délibérations du Conseil Municipal de La Teste de Buch

Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF 

  • Bulletin de la Société de Géographie commerciale de Bordeaux, 20 novembre 1882
  • Arcachon-saison, 14 août 1891
  • L’Avenir d’Arcachon, 31 octobre 1909
  • L’Avenir d’Arcachon, 16 août 1931
  • Rapports et délibérations du Conseil Général de la Gironde, 17 novembre 1936

RetroNews, le site de presse ancienne de la BnF 

  • La Petite Gironde, 31 octobre 1882
  • La Petite Gironde, 15 août 1922

 

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