La Forêt, 1er paysage de la presqu’île

Sentinelle d’émeraude, la forêt est omniprésente sur la commune : du nord au sud, du cordon dunaire jusqu’aux franges du bassin, elle couvre 75% du territoire. Espace vivant, fragile et partagé, la forêt est au cœur de l’histoire, de l’identité et de l’avenir de Lège-Cap Ferret.

Quelques mots d’histoire

L’histoire de la forêt de Lège-Cap Ferret est liée à celle de la forêt domaniale. Elle est née avec les travaux de plantations de pins, lancés par Nicolas Brémontier pour assécher les marais et fixer les dunes, dans la première moitié du 19ème siècle. En 1862, les Ponts et Chaussées cèdent la dune boisée aux Eaux et Forêts, ancêtre de l’ONF (Office National des Forêts), encore chargée de sa gestion aujourd’hui. La Forêt dite de « Lège et Garonne », fruit de l’ancienne forêt de Lège et de celle de la teste de Buch voit le jour en 1897…presqu’un siècle avant la fusion entre Lège et le Cap Ferret.

A qui appartient la forêt ?

L’Etat possède environ la moitié du massif de la commune, le reste étant réparti entre la commune et les propriétaires privés. Aux côtés de l’ONF, qui gère et protège la forêt domaniale, ces propriétaires forestiers sont les garants d’une exploitation durable.

La forêt communale

Elle se répartit entre forêt de production et forêt paysagère. Elle est gérée de manière raisonnée, pour tenir compte de sa dimension sociale et récréative, assurer la sécurité des promeneur tout en conservant son caractère sauvage : .  Son rôle social et récréatif est pris en compte dans son exploitation (coupe de petites parcelles, en mosaïque …). Sa gestion est raisonnée pour garder son caractère sauvage. Les seules interventions concernent la mise en sécurité de la population : abattage d’arbres dangereux sur le bord des sentiers, débroussaillage et traitement contre la chenille processionnaire.

La forêt domaniale labellisée «  Forêt d’exception ».

Indissociable de nos paysages littoraux, ce massif est aussi à l’origine du développement de la Presqu’île et de l’alimentation de la filière traditionnelle « bois ». Quatre générations de pins se sont succédées depuis les premières plantations de Brémontier. Ils sont les garants d’une biodiversité unique, qui s’insère dans un corridor écologique quasiment continu de 190 km de long sur 5  de large : le plus grand massif forestier dunaire d’Europe.

Toutefois, ce berceau forestier est aussi soumis à une très forte pression humaine (ouverture au public, littoral le plus fréquenté d’Aquitaine, etc). Protection et  valorisation sont donc au cœur du dispositif « Forêt d’exception ». Ce label obtenu en juin 2018 vient saluer une démarche de labellisation initiée en 2010, qui couronne des décennies de protection et de valorisation faisant de notre massif l’un des mieux préservés de France. La démarche s’articule autour de trois axes : partager avec le plus grand nombre l’histoire de ce patrimoine paysager et culturel ; accueillir le public et gérer les équilibres de la forêt.

La forêt, un milieu fragile

L’obligation légale de débroussaillement (OLD)

Le débroussaillement permet de lutter contre la propagation du feu et facilite l’intervention des pompiers. C’est une obligation prévue par le code forestier qui consiste à réduire la densité du couvert végétal. Elle incombe à celui qui crée le risque : tout propriétaire, ou ayant-droit (locataire), d’une construction ou installation située à moins de 200 mètres de la forêt. Le débroussaillement peut être effectué y compris sur les terrains voisins, après en avoir informé leurs propriétaires qui ne peuvent s’y opposer.

LES 4 RÈGLES D’OR :

Le débroussaillement doit être réalisé :

En forêt, il est interdit :

 

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